On m’a aidée quand j’allais mal, en me disant : on m’a aidé quand j’allais mal, aujourd’hui c’est mon tour.

Aujourd’hui c’est mon tour, et je ressens la gratitude envers ces personnes qui ont su être présentes, pour leur présence mais aussi désormais pour ce flambeau qu’elles m’ont transmis, gratitude également pour ne plus aller si mal même si parfois rôdent les fantômes, et pour le naturel et l’évidence avec lesquels cette présence et cette écoute s’imposent à moi pour qui en a besoin comme j’en ai eu besoin. Gratitude paradoxale pour ce détour imprévisible par l’existence d’autrui pour me ramener et me rendre à moi-même.

Elle ira mieux, et un jour ce sera son tour. Cette idée d’une écoute que l’on transmet après l’avoir reçue, ce don que l’on reçoit pour le donner à quelqu’un d’autre, fort de ce qu’on a appris, vécu, avant, alors, depuis, cette idée m’est d’un grand réconfort.

… et semble assez marquante pour provoquer, à la surprise générale – la mienne du moins ! – un retour sur mon blog…