Vendredi, vingt-trois juillet, sur un joli chemin qui va du bourg à la mer. La balade, silencieuse, est féérique. Instant de grâce légère.
(moyennant une toute petite retouche sur une strophe qui m’avait échappé)

J’ai voulu te donner
Un grand drapé de rose
Mais la rose était grise
Et le ciel un peu vieux

L’écorce de tes yeux
C’est la proue d’un navire
Où jamais ne chavire
Le secret merveilleux

L’ombelle de ta voix
Parsème les chemins
D’un clair rayon de miel
Brise du frais matin

La grille de ton cœur
J’en entrevois le pré
Que jamais le bonheur
N’oublie de s’y poser

De longues herbes vertes
Tressent haute la haie
Mais s’y aventurer
Je sais que c’est se perdre

Les senteurs, les saveurs
Fleurissent dans tes mains
Et le sel sur ta nuque
Un suave festin

Le plaisir du présent
Trace une frêle empreinte
Le soleil la veloute
Autour de ta silhouette

La mer soudain la mer
D’un instant délivrée
D’un horizon sans voix
Vibre d’un bleu rêvé