à moi la Zone !

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dimanche, 13 octobre 2013

Quelques heures hors du temps…

Impromptu comme au bon vieux temps…

un hall d’aéroport
un au-revoir troublant
un choix précipité
une arrière-raison

une plume envoûtante
une palette sombre
une voix haut perchée
un arrière-frisson

une chambre d’enfance
une sieste féline
un récit de famille
une arrière-maison

un chaton tout pataud
un rayon de soleil
un dimanche d’octobre
une arrière-saison

vendredi, 4 octobre 2013

Octobre

Première grasse matinée depuis sept jours : levée sept heures et demie. Grand luxe ! Pas de vide-greniers, pas de déménagement de Grande Fillâtre, pas de cours à donner à des élèves victimes d’une certaine politique de non-recrutement de vilains-fonctionnaires-qui-coûtent-cher et de ce fait privés de prof de français depuis septembre. Réveil libre et tranquille.

Depuis la pluie n’a pas cessé.

Ils sont partis les uns après les autres, Collégien, Lycéenne et Correspondante équipées pour une sortie à la montagne qui a toutes les chances d’être annulée, puis les gens du primaire, Petite Fillâtre et Grand Hibou.

Boro est enfin rentrée se mettre à l’abri, poil bouffant, tandis que Gridoux empêchait Schrödinger de manger la courgette écrasée qu’il avait fini par obtenir à force de miaulements éloquents.

C’est bien d’être seule et tranquille cette journée dans la semaine, à condition qu’elle ne soit rongée ni par le travail ni par des angoisses soudaines et difficiles à contenir.

La pluie dehors fait miroiter les surfaces qu’elle frappe de ses doigts innombrables ; hier c’était un arc-en-ciel immense sur les chatoiements gris bleu rose orangé du matin.

Tout à l’heure le luxe d’un bain. Pour l’instant le luxe d’écrire quelques mots ici…

dimanche, 22 septembre 2013

Fatigué

Vous me permettrez de ne pas mettre de E à ce participe passé, dans la mesure où il s’agit de la consigne hebdomadaire des Impromptus…

Fatiguée de voir filer les semaines arriver les dimanches sans avoir pris la moindre seconde pour se poser penser à l’impromptu.

Fatiguée de préparer pendant des heures pendant quatre jours des choses inédites — mais qu’ai-je fait de mon été ? — tellement que je mets les trois derniers jours à m’en remettre.

Fatiguée de cette connexion aléatoire et (car ?) campagnarde qui ne me laisse pas toujours le choix de faire ce que je voudrais faire.

Fatiguée de n’avoir que de mauvaises raisons de n’avoir pas écrit encore en cette rentrée. Faut que ça cesse !

jeudi, 12 septembre 2013

La dînette

Avoir eu Grande Fillâtre dans ma classe l’an dernier était une belle chose. Mais les Terminales ont pour vocation d’avoir leur bac et de filer ensuite vers d’autres horizons…

Alors papa maman lui ont trouvé un bel appartement. Je n’en ai vu que des photos, mais sa plus notable caractéristique semble bien être sa jolie couleur bleue…

Alors voilà que dans nos deux maisons, on se met à faire l’inventaire de tout ce qu’on n’est pas obligé d’acheter, et de tout ce qui va manquer, et qui de papa ou de maman s’occupe de quoi. Moi, quand on m’offre au lycée sac de courses, torchon et tablier, décorés cela va sans dire de merveilleux dessins d’enfants avec leur prénom en dessous, je ne refuse pas, non : je pense à ma belle-fille.

Et en rentrant à la maison, du coup, eh bien je dilapide un peu de mon temps - mais avec quel plaisir - à chiner tiroirs et cartons, à trier les couverts pour tenter d’assortir un minimum, selon des critères secrets, le disparate de nos deux ménagères réunies, - tout en communiquant par sms avec la maman, ce qui reste une des choses qui me font le plus de bien ! - et puis finir par dénicher, trouvaille inespérée, sept grands verres encore emballés dans leurs pages de Politis, sept grands verres dont j’avais oublié non seulement l’existence mais aussi la jolie couleur… bleue !

mardi, 3 septembre 2013

Et toi la rentrée ?

Demande-t-il.

Eh bien, et moi, je suis la seule du lycée à peu près satisfaite de son emploi du temps - même si j’aimais bien le mercredi matin, même si entre lundi et vendredi, j’avais demandé l’autre… deux jours de liberté, dont un de tranquillité, c’est bien. Il n’y aura plus de semaine C!

C’est la gloire pour les Lettres Classiques (ça vaut les majuscules): il y a dans le groupe Grec-Latin 2nde pas moins de 24 élèves ! Historique. Bon, le voyage projeté y est sans doute pour beaucoup, et puis n’oublions pas qu’il y a au moins deux groupes dans ce groupe… Et que ça va être sportif… j’ai toujours eu des cours de grec avec des sous-groupes, jusqu’à quatre programmes en même temps… mais jamais avec autant d’élèves, autant dire une classe complète! Vingt-quatre élèves, dont 66% de garçons, autre curiosité. Et, cerise sur le gâteau, une élève est venue d’une autre académie (située il est vrai à une petite vingtaine de kilomètres) exprès pour le latin ! Non mais vous vous rendez compte ?

Je ne les ai pas encore eus, mes cours ne commencent que jeudi. Mais cinq ou six d’entre eux sont les enfants de gens que je connais. J’ai même déjà fait, ça me revient soudain, il y a à peine neuf ans, des batailles de polochons avec l’un d’entre eux ! Bref, ça va bricoler, mais il faut que ça fonctionne.

Même chose en Terminale, mais j’ai déjà pisté le bon créneau pour rajouter une heure là où il faut, pour les deux spécialistes - les fous - qui vont à eux deux décupler ma charge de travail, à la fois en Latin et en Grec. L’heure existe, tout va bien.

Quant au reste… je me sens étonnamment étrangère à toute l’agitation de rentrée, je vois se dresser les dysfonctionnements sans que ça m’empêche de dormir, je me sens un détachement… Comme si toute mon énergie se concentrait sur les choses primordiales : m’envoyer un recommandé à moi-même, colorier avec soin dans les listes de classes les élèves de mes groupes, veiller au respect du même code de couleurs dans mon carnet de notes, câliner Boro et Gridoux à doses à peu près égales (Schrödinger est moins demandeuse). Penser à rentrer la couverture bleue après avoir travaillé sur l’herbe à la mi-ombre, aller au lit tôt. Tant que je peux.

jeudi, 29 août 2013

N°2

Rangement, libération de l’espace étagère Terminale pour y loger Les mains libres.

Un beau livre à ranger, un papier s’en échappe…

deuxième clin d’œil glissé dans l’espace mince de deux pages

Tiens donc. P.164-165. Qu’y a-t-il à cet endroit ?

La cave sèche

La ségestrie buvait le vin
dans un vidrecome en carton
la cave est vide et les bouchons
s’effritent pauvres orphelins

Le Musardin voudrait-il m’expliquer ce que signifie ségestrie ?

mercredi, 28 août 2013

Bouif

Les amis postent, d’un côté ou de l’autre des Alpes, et je les lis émue.

Ce matin petit tour au lycée, pour que ça devienne concret et me booste un peu plus.

Le bureau en dépit d’un mois et demi n’a pas trop changé d’apparence. Des dossiers ont remplacé d’autres dossiers.

Mon travail d’avant la rentrée s’est interrompu pour raisons techniques. A résoudre.

J’ai pu zieuter un peu mon probable emploi du temps, ça devrait aller. Si rien ne change je devrais aller au lycée deux jours et une heure. Oui, une heure, le lundi de 11à 12, est-ce que c’est mieux que de 13 à 14 ?

J’ai 23 Latinistes-Hellénistes en seconde, je crois que c’est un record… et je sais que c’est dû d’une part au grec qu’ils sont plusieurs à vouloir poursuivre, si je ne m’entêtais pas on ne les aurait pas ; d’autre part et surtout, surtout, au voyage prévu en novembre oh là là quelle idée de partir en novembre.

Et puis au retour du marché faire un saut chez une ancienne voisine et se faire inviter - ça faisait bien longtemps qu’on ne s’était pas vu. Papoter et prévoir pour dimanche avec tous les enfants.

Il reste quatre jours…

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